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DEBUT DE L'ACTIVITE ECONOMIQUE ET Z.A. DE TIRE POIX

 

La vie économique à Saint Vincent de Mercuze a été impulsée par Monsieur Aimé Paquet qui fut le 1er maire élu au lendemain de la deuxième guerre mondiale.

Conscient de la crise provoquée par la profonde mutation que traverse la France agricole dans les années 50, il décide de créer sur place, dans la commune, des emplois pour les jeunes du pays.

Son action va permettre de créer une centaine d'emplois.

 

Il se comporte en précurseur en réalisant les premières locations-ventes de France :

·      avec Valisère pour l'usine Alpstyl, située à coté de la piscine et spécialisée dans la confection des maillots de bain,

·      avec Péchiney pour l'usine Cebal, devenue Ecopla, située le long de l'ancienne route nationale et spécialisée dans la fabrication d'emballages métalliques légers destinés à l'agroalimentaire.

 

Aimé Paquet est aussi à l'origine de la création de la ZA de Tire Poix. A destinée principalement artisanale, cette zone d'activité va recevoir, au fur et à mesure des années, des entreprises variées : travaux publics, charpente, électricité, menuiserie, peinture, fabrication de palettes, murs d'escalade.

Elle va aussi porter deux bâtiments de la Société Sofaditex : l'un en bas de la ZA destiné à la fabrication de textiles, l'autre situé le long de l'ex RN 90 destiné au stockage et à la vente des maillots de bain. Dans les années 2004 à 2007, la concurrence chinoise vient à bout des entreprises Alpstyl et Sofaditex et les trois bâtiments sont mis en vente l'un après l'autre.

Compte-tenu de l'importance stratégique de deux de ces friches industrielles, la commune décida d'acquérir :

·      Le local d'exposition-vente de Sofaditex qui est devenu en 2008 la pépinière d'entreprises de la Ciage, puis de la communauté de communes "Le Grésivaudan".

·      L'usine Alpstyl qui va devenir en 2014 le "Lys Martagon", programme de 11 logements qui seront réalisés simultanément avec ceux du programme des "Nivéoles" (anciens VVF).

Le local de fabrication de textiles situé à la partie basse a, quant à lui, fait l'objet d'une vente à une société privée.

 

Depuis 12 ans, peu d'aménagements ont été réalisés sur la ZA de Tire Poix car l'énergie et les moyens se sont concentrés sur la création d'un Parc d'Activité Intercommunal qui était d'une importance capitale.

Eurékalp étant maintenant une réalité, ce secteur va pouvoir prendre un essor  économique qui n'aurait pas été possible s'il était resté isolé : voir rubrique "ZA de Tire Poix".

19 août 2013

NAISSANCE D'EUREKALP

 

On dit souvent qu'entre le moment où une idée se fait jour et le moment où elle se concrétise, il peut se passer de nombreuses années. Le parc d'activité économique qui se dessine aujourd'hui sur le secteur de Saint Vincent de Mercuze n'échappe pas à la règle puisqu'il aura fallu 12 ans pour que naisse Eurékalp.

Voici les principales étapes.

 

 

I- LES ANNEES "CIAGE"

 

Tout remonte à l'époque où la commune appartient à une communauté de commune, la Ciage, essentiellement tournée vers le développement culturel. La nouvelle équipe élue en 1995 fait un double constat :

·      La zone artisanale du Tire-Poix ne fait pas le poids face aux zones économiques des autres communautés de communes de la vallée (Sizov, Cosi et Communauté de Communes du Haut Grésivaudan).

·      Le développement économique est impossible pour une petite commune seule : c'est un travail de longue haleine qui ne peut maintenant se faire qu'au niveau de l'intercommunalité.

 

Pour expliquer l'intérêt de créer une activité économique, il faut comprendre qu'à l'époque, la taxe professionnelle représente la base des ressources des communes ou des intercommunalités et que la compétition est dure entre celles-ci. Ni les travaux du Schéma Directeur, ni ceux du Syndicat Mixte du Pays du Grésivaudan, n'avaient pu mettre en place une "péréquation" permettant un partage équitable des richesses : impossible donc de compter sur les autres. Face à ce constat, les élus se devaient d'assumer leurs responsabilités vis-à-vis de leurs administrés.

·     1ère responsabilité : créer des emplois sur place.

·      2ème responsabilité : se donner les moyens de mettre en place une vraie politique de développement du secteur grâce à une taxe professionnelle qui permet l'aménagement du territoire et assure le devoir de solidarité.

·      3ème responsabilité : assurer l'indépendance et la représentativité de la Ciage, critères préalables indispensables à la mise en place d'une future intercommunalité unique de tout le Grésivaudan. L'absence de répondant dans le domaine risquait, si l'on n'y prenait pas garde, d'exclure notre collectivité des décisions importantes avec de graves conséquences sur nos populations. L'angélisme aurait frisé l'inconscience.

 

Conscients de l'intérêt de cette démarche communautaire, les élus de la Ciage décident de porter leur choix sur 2 communes qui avaient déjà engagé une démarche individuelle en ce sens : Saint Vincent de Mercuze et le Touvet. Il est donc décidé de concentrer sur un même secteur un périmètre d'activité financé par l'ensemble de la communauté.

 

C'est dans ce contexte qu'en 2001 le maire de Saint Vincent de Mercuze, l'une des deux communes retenues, devient 1er vice-président de la Ciage, en charge du développement économique.

Philippe Baudain connait le dossier puisqu'il était, depuis 1996, délégué au Schéma Directeur. A ce titre, il avait du batailler pour imposer l'identité de la Ciage et obtenir que le secteur Saint Vincent de Mercuze / Le Touvet soit reconnu comme un pôle d'avenir avec label de "zone économique d'intérêt de région urbaine".

 

Il fallait ensuite que cette reconnaissance du Schéma Directeur soit confirmée au niveau du Syndicat Mixte du Pays du Grésivaudan qui se créait dans la vallée. Cette 2ème étape, commencée en 2000, trouve sa conclusion fin 2003 avec l'inscription, au titre des "actions" du Pays, d'une zone d'activité sur le pôle "Saint Vincent de Mercuze-Le Touvet".

 

Dès lors, le projet est engagé et la commission économie de la Ciage continue sa mission : études de faisabilité (2002-2003), choix du mode de fiscalité fin 2003 (en TPZ à l'époque), inscription du développement économique au titre de ses compétences (février 2004), mandat d’études confié à "Territoire 38" (avril 2004), validation des études (juillet 2005), enquête publique avec expositions organisées successivement en mairies du Touvet et de Saint Vincent de Mercuze (12 au 23 septembre) et enfin, présentation du projet, le 26 septembre 2005, à la population des 9 communes qui est conviée à une réunion publique à la salle des fêtes de Saint Vincent de Mercuze.

 

Cette réunion, riche en enseignement a permis de présenter les tenants et aboutissants de ce parc d'activité d'un périmètre opérationnel de 34 hectares (zone commerciale du Touvet exclue) et d'en définir les caractéristiques :

 

En matière d'objectifs d'aménagement avec :

·    Un réseau viaire structurant avec une voirie principale traversant les 2 communes réunies par un pont franchissant le Bresson et 2 carrefours aménagés à chaque extrémité,

·    Des voiries bordées de végétaux et doublées de voies piétonnes et pistes cyclables complétées d'un maillage de voiries secondaires.

·    Des noues paysagées permettant le drainage des eaux pluviales.

·    Des équipements complets répondant aux exigences nouvelles des entreprises.

En matière de vocation, le maître-mot est la diversification

La zone d'activité "Saint Vincent de Mercuze-Le Touvet" se doit d'accueillir des activités spécifiques de la technologie grenobloise (recherche-développement et fabrication). Mais elle accueillera aussi des activités de service, PME ou autres entreprises locales, l'essentiel étant de réaliser des zonages à thèmes afin d'intégrer les contraintes inéluctables liées aux différentes spécialités.

En matière de qualité, le parc se veut respectueux de l'environnement et le critère essentiel est celui du développement durable tant sur le plan des constructions que sur celui des énergies, de la gestion des sols ou des transports.

 

Les critères étant définis, un certain nombre d'étapes longues restaient à franchir avant de passer aux opérations d'aménagement proprement dites. Citons, sans pouvoir les détailler : les démarches techniques avec études complémentaires (diagnostic archéologique, ressource en eau, études réseaux, etc.), instruction des procédures administratives, plans d'aménagement ainsi que l'acquisition des terrains.

 

Fin 2007, un nom et un logo sont trouvés pour le nouveau parc d'activité de la Ciage : "Eurékalp"

 

 

A la veille des élections municipales, la plupart des obstacles sont franchis et, sans préjuger des résultats, le début des travaux d'aménagements est prévu pour le deuxième semestre 2008.

 

 

L'ATOUT SUPPLEMENTAIRE : LA PEPINIERE D'ENTREPRISES.

 

Fin 2004, l'entreprise Sofaditex rencontre d'importantes difficultés qui l'obligent à vendre son local commercial. C'est un bâtiment de plus de 700 m² sis sur une parcelle de 7000 m² et situé le long de la RN 90, à l'entrée de ce qui est présumé devenir la future zone d'activité. Il était impensable de laisser échapper un local aussi stratégique.

Malgré les mises en garde, voire critiques de l'époque, les élus de la commune décident d'en faire l'acquisition. Le financement est assuré par un emprunt spécifique.

 

Parallèlement, l'idée de création d'une zone économique intercommunale avançant, il devient évident que, pour des raisons de dynamique communautaire, ce dispositif doit finalement être réintégré à la Ciage et ce, d'autant qu'elle a maintenant pris la compétence économie. Le bâtiment est donc revendu à la communauté de communes, pour une somme couvrant intégralement les dépenses d'achat et de portage financier initialement assurées par Saint Vincent de Mercuze.

 

A ceux qui, à l'époque, s'interrogent sur l'intérêt d'une telle dépense, il est répondu que l'idée est de créer une pépinière d'entreprises dont la vocation est d'accueillir de jeunes créateurs.

Il ne suffit plus aujourd'hui de mettre des terrains à disposition des industriels et d'attendre qu'ils viennent s'installer. Il faut créer les conditions qui le poussent à vouloir venir s'établir sur le secteur. La mise à disposition de services est un facteur d'attractivité supplémentaire qui peut décider un chef d'entreprise à s'installer. Et c'est bien là l'objectif d'une pépinière d'entreprises que de donner à un jeune créateur le "coup de pouce" indispensable au démarrage de son activité en lui offrant logement, services et conseils :

·     hébergement provisoire (2 ans) en terme de locaux et d'espaces communs (accueil, salles de réunions, cafétéria …).

·     mise à disposition de services mutualisés (télécopie, photocopie, courrier, permanence téléphonique, assistance en secrétariat …)

·     suivi et accompagnement : accès à consultants (juridique, comptable, fiscal, bancaire, commercial …), réseaux d'experts (AGI, CCI …), conseil sur la performance.

 

Il ne s'agit donc pas d'une simple hôtellerie d'entreprises car la jeune société va bénéficier, non seulement d'un local équipé avec services, mais aussi d'un suivi et d'un accompagnement.

 

Ce dispositif n'est pas complètement désintéressé, car, à travers l'aide apportée aux créateurs, la communauté de communes espère, en retour, des retombées en matière d'installation future d'entreprises sur la zone d'activité. La destinée de la zone d'activité est donc directement liée à celle de la pépinière.

Ce concept n'existait pas sur notre territoire et le développement de la zone économique était une bonne occasion de le mettre en place.

 

 

Le 16 juin 2007 la pose de la 1ère pierre marque le point de départ des travaux de réhabilitation-extension du bâtiment. Moins de un an plus tard, les travaux sont terminés et les premières entreprises intègrent la nouvelle pépinière (Eurékalp) qui est officiellement inaugurée le 14 juin 2008.

 

 

II- LES ANNEES COMMUNAUTE DE COMMUNES "LE GRESIVAUDAN"

 

Suite aux élections du 9 mars 2008 les élus de la vallée décident, sous la houlette du député François Brottes, de travailler au regroupement de l'ensemble des communes et communautés de communes en place. Huit mois plus tard, le 1er janvier 2009, le syndicat mixte du Pays du Grésivaudan fait place à la communauté de communes "Le Grésivaudan".

 

Dès lors, la compétence "économie" est transférée à la nouvelle Communauté de Communes qui adopte la fiscalité à TPU, ce qui signifie que désormais, les taxes professionnelles seront perçues par "le Grésivaudan" qui reverse aux communes la dotation de compensation établie sur la TP de l'année N-1 précédent la fusion.

 

"Eurékalp", le parc d'activité de la Ciage et sa pépinière de Saint Vincent de Mercuze, deviennent donc des entités d'intérêt communautaire. Cet apport à la compétence économie du "Grésivaudan" a permis à la Ciage de peser sur les décisions de la nouvelle communauté de communes. Le travail accompli ne l'a donc pas été en vain et le "Grésivaudan" reprend à son compte tous les engagements pris par la Ciage concernant Eurékalp.

 

La pépinière.

 

A peine inaugurée le 14 juin 2008, la pépinière devient une structure d'accueil à disposition de jeunes créateurs d'entreprises de toute la vallée du Grésivaudan. Ses 26 bureaux modulables, ses 3 ateliers ouverts ainsi que ses services communs clefs en main (espace détente, salles de réunion, photocopieuse, vidéo, etc.) et son service conseil (comptable, financier, juridique, etc.) attirent nombre de candidats.

Dès 2010, son taux de remplissage est de 100%. Au point qu'il devient nécessaire de créer une extension visant à libérer des places.

La pépinière représente aujourd'hui une véritable vitrine du Parc d'activités "Eurékalp". Elle est le trait d'union qui peut décider une jeune entreprise à venir s'y installer.

 

Les ateliers relais.

 

La communauté de communes décide donc de construire des ateliers relais. L'objectif est d'offrir aux PME issues de la pépinière des locaux dans lesquels elles pourront s'établir durant leur phase de croissance (2 à 3 ans) avant d'investir dans des locaux adaptés à leur taille objective. Ceci permettra de libérer des locaux de la pépinière pour de nouveaux entrepreneurs.

Le bâtiment sera construit sur l'emprise foncière déjà occupée par le bâtiment de la pépinière de Saint Vincent de Mercuze. Il se compose de 500m2 environ de locaux administratifs (cloisons démontables pour création d'espaces ouverts) et de 600 m² d'ateliers/annexes. Il doit répondre au label BBC (bâtiment basse consommation) et respecter le label HQE (très performant pour 11 cibles et performant pour les autres cibles).

Les travaux sont en cours de réalisation.

 

Le parc d'activités.

 

La 1ère phase de travaux initialement prévue par la Ciage pour le dernier trimestre 2008 a été suspendue après les élections de 2008, le temps de la mise en place de la nouvelle intercommunalité. Dès sa création, le "Grésivaudan" prend les dispositions permettant de réaliser les aménagements du parc d'activités.

 

Il était initialement envisagé d'ouvrir simultanément 2 chantiers à chaque extrémité du secteur économique : l'un sur Saint Vincent de Mercuze, en contact étroit avec la pépinière d'entreprises avec accès sur la D 1090 (ancienne RN 90), l'autre sur le Touvet avec accès sur le tronçon reliant la commune à l'entrée de l'autoroute.

 

Mais la nouvelle équipe municipale du Touvet a décidé de se retirer du parc intercommunal Eurékalp et de sortir son secteur de l'intérêt communautaire. A regret, la Communauté de Communes a enregistré cette décision sous réserve du remboursement de la part des frais engagés précédemment pour l'opération.

Afin de répondre, dans la logique de la pépinière, à l'espoir suscité de créer de l'emploi dans le secteur et pour atténuer le rôle de village dortoir, les élus de Saint Vincent de Mercuze ont proposé que les travaux annulés sur le Touvet soient compensés par un doublement de la surface des aménagements prévus sur le secteur Saint Vincent de Mercuze (voir cercle vert du schéma). Certes, le projet perd un peu de sa force et de sa symbolique, mais il faut garder l'espoir qu'il sera finalement réalisé un jour si la commune du Touvet venait à changer d'avis.

 

 

C'est ainsi qu'après finalisation des nombreuses démarches techniques et procédures administratives, les travaux d'aménagements ont pu commencer et que l'inauguration du parc d'activités Eurékalp a pu se faire le 14 octobre 2011 en présence du député et de nombreuses personnalités auxquelles se sont joints de nombreux habitants de la commune.

Depuis, les programmes d'équipements, de viabilisation et de plantations ont été réalisés et les premiers prospects se sont installés : voir rubrique "Eurékalp"

 

19 août 2013


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